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Après d’ardents débats le jury du 5e Prix des lectrices edelweiss 2011, dont Payot Libraire est partenaire, a révélé son favori : Homo Erectus de Tonino Benacquista. Interview du lauréat.

C’est souvent long, parfois ardu, toujours passionnant. Et un sommet de la zone euro ou une réunion du FMI, par comparaison, ce n’est rien. Ici, pas de « petites mains » qui concoctent les dossiers, peaufinent les arguments et préparent le consensus avant de céder la place aux stars sous les projecteurs : c’est en personne, sans langue de bois ni petites phrases assassines, mais le cœur et l’esprit flottant haut que les dix jurées du prix des Lectrices edelweiss défendent leurs lectures, leurs goûts et leurs idées !
Confronté en début puis en cours d’été à une double sélection de dix-sept romans francophones opérée par Payot Libraire, le partenaire dès 2007 du Prix des Lectrices edelweiss, le jury entraîné par Laurence Desbordes, rédactrice en chef du magazine féminin initiateur du Prix, a tenu bon le cap. L’attrait des nouveautés de la Rentrée littéraire, attisé par le charme de lectures en avant-premières et le délicieux pensum de « devoir » dévorer avant tout le monde des milliers de pages aventureuses, militantes ou nostalgiques, a certes joué… Mais, au final, c’est bien à leurs premières amours que les lectrices sont revenues, couronnant pour la cinquième édition du Prix un roman paru en mars dernier, Homo Erectusde Tonino Benacquista !
Est-ce leur situation – dix volontaires partageant avec des inconnues leurs émotions, leurs expériences, leurs jugements – qui a incité ces lectrices d’horizons variés à choisir ce roman atypique ? Remarquablement charpenté et pourtant largement ouvert aux quatre vents de l’interrogation, sur soi et sur autrui, sur les rapports entre hommes et femmes, entre intimité et société, Homo Erectus est en effet accueillant et perturbant, générant sur un ton désinvolte une réflexion légèrement angoissée sur la déliquescence de ce que l’on pensait solide, permanent, éternel. Les femmes, par exemple, ou l’amour…
Homo Erectus
On « y » va – non : les hommes « y » vont – chaque jeudi soir, mais ça ne se dit pas. Dire quoi, d’ailleurs, puisque ça n’a pas véritablement de nom, ni de lieu précis ? Car comment appeler une réunion d’hommes qui, par choix, viennent raconter devant d’autres, auditeurs attentifs mais ne réagissant jamais, leurs expériences, malheureuses ou déroutantes, avec les femmes ? Denis, le garçon de café enjôleur que les femmes semblent fuir systématiquement (sauf une !), Yves l’époux trompé qui s’est rabattu sur un harem de prostituées au grand cœur (mais pas forcément de la façon qu’il croit), Philippe l’intello embarqué contre tous ses principes avec un mannequin moins sotte que prévu, y lient une amitié fragile. Entre eux, des femmes absentes, déjà enfuies ou encore inconnues, et d’immenses interrogations : comment fonctionnent-elles, sont-ils mieux avec ou sans elles, à quoi leur servent-elles, leur servent-ils ?
De confidences en introspection, les voilà pris dans un compagnonnage étrange et salutaire ; plus copains que coquins, ils expérimentent la thérapie des demi-mots pour évoluer chacun dans leur coin sans froisser les autres. Jusqu’aux dénouements, à la fois logiques et surprenants. De Christelle, Pauline, Agnieszka, Maud, Sylvie, Mia, laquelle aura-t-elle été la plus forte, la plus femme ? Et face à elle, comment être et rester un homme debout plutôt que dressé ? Un hymne à la vulnérabilité et au lien dont on comprend l’importance en des temps individualistes de performance obligatoire… et l’intérêt, presque anthropologique, pour un jury entièrement féminin !
Laurence Desbordes, rédactrice en chef du magazine edelweiss et initiatrice du Prix des lectrices en partenariat avec Payot Libraire, nous a aimablement autorisés à reproduire ici l’interview qu’elle vient de réaliser de Tonino Benacquista, lauréat 2011, au sujet de Homo Erectus.
Qui ne connaît pas l’auteur de Trois carrés rouges sur fond noir, de La commedia des ratés, de Saga, le scénariste de L’outremangeur, Sur mes lèvres ou encore De battre mon cœur s’est arrêté ? Peu de gens finalement, car tous ceux qui aiment les polars, la BD, le cinéma et bien sûr les romans ont, un jour ou l’autre, vu ce nom d’origine italienne au bas d’un écran ou sur une couverture de bouquin. Car Tonino Benacquista est, comme il aime à se définir, auteur de fiction. Mais il ne ratisse pas large pour autant. Bien loin de lui cette idée. Non, Tonino Benacquista est un être qui a dédié sa vie à l’écriture, sous toutes ses formes. Et il choisit, au gré de ses récits, le style de narration qui conviendra le mieux à ses histoires. On ne pouvait pas souhaiter un meilleur lauréat du Prix des lectrices EDELWEISS-Payot, qui fête ses cinq ans.
Avez-vous toujours eu envie d’écrire ?
Oui. Je n’ai jamais imaginé faire autre chose. J’ai envoyé mon premier manuscrit chez Gallimard lorsque j’avais 17 ans, j’étais encore au lycée. Bien sûr, j’ai reçu la réponse qui allait avec… Mais lorsque j’ai découvert la Série noire, je me suis dit: c’est ça ! C’est ce que je veux écrire, des romans policiers.
Mais vous ne vous êtes pas pour autant cantonné au polar.
Non, effectivement, parce que mon métier, c’est de travailler la fiction, quelle que soit sa forme. Je ne suis pas pour autant un touche-à-tout, ce n’est pas ça, mais lorsque j’ai écrit Saga (ndlr: publié en 1997), je me suis rendu compte que je n’avais plus besoin de la structure du polar pour enquêter sur mes personnages, pour les faire évoluer. D’une certaine manière, les intrigues devenaient plus quotidiennes. C’est finalement comme ça que je suis sorti du roman noir. Tout en restant fidèle à mon désir initial, celui, tout simplement, de raconter des histoires, que cela soit par le biais du polar, du roman, du scénario, du théâtre ou même de la BD (ndlr: Des salopes et des anges, avec Florence Cestac, vient de sortir chez Dargaud. Il y a eu auparavant L’outremangeur avec Jacques Ferrandez chez Casterman).
Comment naît une histoire ?
Pfffff, je ne sais pas quoi vous répondre… Je suis à l’affût, quasiment toujours sur la position « on ». Je vole des scènes de rue, des bribes de ce que j’entends. Je suis spécialement attentif à ce que je vois, à ce qui se déroule autour de moi. C’est une vieille habitude que j’ai, et puis bien sûr, j’ai une tendance au rêve, à des échappées. Je me dis : tiens, je vais mettre cette idée dans un coin… Ensuite, je la travaille un peu tous les jours, comme un artisan, avant d’arriver à maturation et de me lancer dans une histoire. Mais il faut qu’il y ait un déclic avant que je plonge, ce qui est loin d’être le cas à chaque fois.
Écrire un roman vous demande beaucoup de temps ?
Cela prend deux ou trois ans de ma vie, ce qui fait qu’il me faut beaucoup, mais alors beaucoup de raisons pour y aller. Inutile de dire que je ne pars pas sans biscuits… Car quand je m’engage dans un roman, je sais exactement où je vais. J’ai un plan très précis avec un début et une fin bien définis.
N’êtes-vous pas comme ces auteurs qui se disent emportés par leurs personnages et ignorent tout du dénouement de leur histoire ?
Non, absolument pas. Mon obsession, c’est que les choses dont je parle, que l’histoire que je raconte aient un sens. Je ne suis pas un intello et ne cherche pas à faire passer des messages.
Qu’entendez-vous par là ?
Que l’important pour moi, c’est d’avoir créé un dispositif sur lequel le lecteur s’attarde. Je lui propose une arborescence de situations pour qu’il puisse ensuite se faire sa propre histoire, avoir sa vision des personnages. Une fois écrit, le roman ne m’appartient plus. Mon but n’est pas de défendre une thèse, en tout cas pas la mienne, car elle n’a pas d’importance.
Dans Homo Erectus, il est question d’une rencontre entre trois hommes qui n’ont rien en commun, mais qui vont finalement se retrouver autour du sujet crucial des femmes, et qui vont même se lier d’amitié. Y a-t-il un de ces protagonistes qui vous est plus sympathique que les autres ?
Pas vraiment. Ils sont comme nous tous, avec leurs limites, leur part de lâcheté et d’héroïsme. Les trois se posent des questions que chaque homme a dû se poser un jour où l’autre à un moment de sa vie: « Pourquoi suis-je seul ? », « Est-ce que je suis fait pour multiplier les aventures ou pour fonder une famille ? », « Pourquoi pas moi ? » J’ai simplement fait en sorte qu’ils existent et mis un peu de romanesque dans leur vie, pour qu’ils puissent répondre à ces questions qui les hantent.
Quand écrivez-vous ?
Tout dépend de ce que j’écris. Lorsque c’est un roman, il me faut de la discipline. Je me lève à 7 h, et à 7 h 05, je suis derrière mon écran et je travaille jusqu’à 12-13 h. Comme ça, l’après-midi, je peux me consacrer à d’autres projets qui ne sont pas exactement autour de l’écriture. Par exemple, lorsque j’écris un scénario pour le cinéma, le travail est totalement différent. On est à la recherche de situation, on discute, et au final seulement, on couche l’histoire sur le papier. Mais ce n’est que 20% du travail.
Justement, en parlant de travail, on voit que vous ciselez vos textes, que chaque mot est pesé, senti, pour que vos phrases apparaissent comme évidentes, qu’elles coulent de source. Il en va de même avec vos titres. Comment faites-vous pour trouver des noms aussi percutants que Les morsures de l’aube, La commedia des ratés, La maldonne des spleepings ou, bien sûr, Homo Erectus ?
Ah oui... les titres! Soit ils arrivent tout de suite ou s’imposent en toute fin, soit je rame! Mais j’ai de la chance, car mon ami Daniel Pennac me donne parfois un coup de main pour mettre un bel intitulé sur la couverture. Des salopes et des anges par exemple, c’est lui qui l’a trouvé. J’aimerais à chaque fois avoir des fulgurances, trouver un titre tel que Les Hauts de Hurlevent…
En tant que romancier mais aussi scénariste pour le grand et le petit écran, la télévision est souvent présente dans vos œuvres. Que pensez-vous de ce que l’on nous donne à regarder actuellement ?
D’abord, je dirai que l’évolution majeure de ces dix dernières années dans la fiction, c’est la place faite aux séries. Ce sont les nouvelles machines à rêver. HBO a supplanté depuis longtemps Hollywood et ses films. Il y a bien sûr de tout, mais des choses comme Les Soprano ou Six Feet Under, c’est absolument fabuleux. C’est le haut du panier. On y trouve une humanité incroyable. C’est le contraire absolu du glamour, mais pourtant, les situations sont magnifiques. Vous vous rendez compte, baser toute une série sur un travail de deuil! Je retrouve là les émotions de mon enfance lorsque je regardais Le prisonnier.
Quels sont vos livres de chevet ?
Aujourd’hui, je remplis les cases manquantes. Je suis curieux de tout ce que j’ai raté en étant jeune. Il est vrai que je viens d’une famille d’ouvriers et il n’y avait pas de livres à la maison. Et puis je me suis mis très tard à la lecture. J’ai écrit avant même de lire. Alors maintenant, je pars à la découverte de ces monstres sacrés que sont Céline, Proust, Flaubert et son extraordinaire stylistique. Il y a aussi Maupassant bien sûr, vers qui j’aimerais très modestement tendre.
Payot Libraire, partenaire du magazine edelweiss pour l’attribution du 5ème Prix des Lectrices edelweiss ouvre la campagne de candidature au jury !

Et si c’était vous ? Vous, la lectrice enthousiaste, ouverte à tout mais sélective, curieuse de styles, gourmande de mots, passionnée d’histoires tendres, tragiques ou folles, LA lectrice dont rêve le jury du 5ème Prix des Lectrices edelweiss? Vous qui passeriez bien votre début d’été à dévorer dix romans soigneusement sélectionnés pour vous, puis sept autres encore pendant les vacances – en avant-première [mais oui !] sur la Rentrée littéraire 2011 ?
Alors c’est bien vous qu’attendent Laurence Desbordes, rédactrice en chef du magazine féminin edelweiss, et Pascal Vandenberghe, directeur général de Payot Libraire, partenaire du Prix depuis son lancement en 2007 ! Depuis des semaines en effet, la rédaction d’edelweiss et cinq libraires Payot « planchent » sur les romans francophones parus depuis le 1er janvier 2011, comparent, modulent, affinent leurs choix, afin de pouvoir présenter [début juin] au prochain jury des lectrices une sélection de dix titres récents, puis [début août] de sept nouveautés de la Rentrée, qui rende compte de la formidable variété et de la grande qualité de la production littéraire. Romans roses ou noirs, polars ou comédies, nostalgie, aventures, souvenirs ou anticipation, tout ce qui fait rêver, vibrer ou réfléchir trouve place dans l’éventail des propositions, cet arc-en-ciel de bonheur imprimé qui balaie toutes les nuances de la littérature actuelle.
Si l’idée alors de vous installer avec quelques milliers de pages à lire entre les lignes, de partager vos coups de cœur avec onze autres passionnées de bouquins, de faire valoir vos arguments et de découvrir d’autres approches vous tente, n’hésitez pas – cédez à la tentation ! Vous trouverez dans chacune de nos librairies, ainsi qu’en téléchargement ci-dessous, un bulletin présentant les conditions de candidature au jury du Prix des Lectrices edelweiss. L’expérience, aux dires de celles qui l’ont déjà vécue, est aussi passionnante que riche en émotions… Qui que vous soyez, d’où que vous veniez, quels que soient vos goûts, cette fois c’est votre avis peut-être qui donnera au Prix 2011, cinquième du nom, sa couleur et sa saveur !
. Jury du Prix des Lectrices edelweiss : modalités de participation dans le numéro de mai 2011 du magazine, dans toutes les librairies Payot, ainsi que dans le document à télécharger ci-dessous. – Délai d’inscription : 25 mai 2011.
C’est parti ! Les dix premiers titres pour le 5ème Prix des Lectrices ont été sélectionnés par edelweiss et Payot Libraire : le jury se prépare un très bel été…

Il y a des signes d’été qui ne trompent pas : du monde en terrasse, des étudiants qui potassent les examens dans le train, le strass sur les tongs, le soleil qui ne se couche plus… et la première sélection du Prix des Lectrices edelweiss!
Choisis par Laurence Desbordes, rédactrice en chef du magazine féminin roman, et six libraires Payot, ces dix romans illustrent la production littéraire francophones du premier semestre 2011. Alors que les lectures de plage accaparent l’attention et que se profilent déjà les grandes annonces de ce qui fera la Rentrée, ce coup d’œil à 360° sur l’ensemble des titres déjà parus est aussi tonique qu’étonnant : tel roman lancé en janvier à son de trompes ne passe plus la rampe, tel autre, plus discret mais d’une autre étoffe, a révélé au fil des mois ses qualités, tandis qu’un sincère coup de cœur du début de l’année a failli être oublié, déjà noyé par tant de nouveautés… La vie des livres est un Luna Park où clinquant, ritournelles, chocs éphémères et émotions mémorables se bousculent, avec la passion et la curiosité comme seuls fils rouges!
Partenaire depuis sa création du Prix des Lectrices edelweiss, Payot Libraire est heureux de participer à cette cinquième édition de l’événement, qui suit un parcours maintenant familier : dix jurées retenues par la rédaction d’edelweiss parmi les ferventes du magazine ou clientes de Payot, recevront la première sélection complète à dévorer dès la fin juin. Selon leurs choix de lectrices endiablées, seuls trois romans mériteront d’accéder au second tour, rejoints en août par sept nouveaux titres issus de la Rentrée littéraire – un seul alors émergera des débats animés qui président à l’élection définitive… Le suspense est intégral, et donne tout son sel au réel travail dont s’acquittent avec bonheur et enthousiasme ces candidates prêtes à consacrer tout leur été à la lecture !
Or donc, que savoureront-elles au soleil des terrasses lémaniques, dans l’avion des vacances ou la nuit à la lampe de poche ? Peut-être d’abord, notoriété oblige, Ce qu’aimer veut dire de Mathieu Lindon, récit d’une longue amitié avec Michel Foucault dans le Paris bouillonnant des années 1970-1980. Sur la signification de l’amour, et de la vraie nature des femmes, les paumés d’Homo Erectus croisés par Tonino Benacquista dans un club masculin n’ont pas de réponses claires – mais ô combien de questions… Contrairement à Monda, Anila et Diana, les héroïnes albanaises de Bessa Myftiu, qui pour avoir difficilement vécu leurs Amours au temps du communisme ont sur le sujet une philosophie faite de nostalgie, de détermination et d’humour. Assez proche, curieusement, de celle d’Emily, cette Anglaise à bicyclette que Didier Decoin propulse sur son vélo du champs de bataille de Wounded Knee à la verte campagne du Yorkshire, hantée par les fées et par Conan Doyle ! De fées, La Casati n’aura même pas eu besoin pour enchanter sa vie, son immense fortune et son excentricité ont suffit pour éblouir l’Europe du début du XXe siècle et, bien après sa mort, Camille de Peretti…
Et Léo, est-il mort ? Son voilier abandonné semble l’indiquer, mais pas pour sa compagne Shamsa, partie à sa recherche : La Désirante retrouvera surtout les bribes de son passé algérien, qui est aussi celui deMalika Mokeddem. Malgré son grand âge, la Genevoise Yvette Z’Graggen tente la même aventure, remontant le temps Juste avant la pluie pour réécrire avec audace ce qu’aurait pu être sa liaison avec un jeune Allemand dans une Europe menacée par la guerre. Nettement plus contemporaines, deux autres histoires d’amour [décidément !] ont encore séduit : l’une, inquiétante et morbide, amène une femme à suivre les Intuitions distillées par Dominique Dyens pour briser l’étrange mariage que s’apprête à faire son fils, tandis que l’autre, cocasse et caustique, permet à Murielle Renault de pister Juliette et Benjamin pour comprendre comment et pourquoi ils en sont arrivés à envisager de se dire Oui ! Planant légèrement au-dessus de ces différentes formes de la passion amoureuse, c’est enfin à l’amour parental que le metteur en scène Michel Rostain a consacré son premier roman, Le fils, hommage émouvant mais pas désespéré à un jeune homme que la maladie emporta à vingt ans.
Le jury du Prix des Lectrices edelweiss est donc au seuil d’un beau dilemme… Verdict le 31 août !

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Benacquista Tonino, Gallimard digital, eBook EPUB, 2011, 269 pages
Prix : CHF 16.20
Langue: Français
Ouvrage téléchargeable: disponible
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| 2) |
Didier Decoin, Stock, Broché, 2011, 380 pages
Prix : CHF 35.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Dominique Dyens, Editions Héloïse d'Ormesson, Broché, 2011, 186 pages
Prix : CHF 32.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Mathieu Lindon, POL, Broché, 2011, 311 pages
Prix : CHF 30.80
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 5) |
Malika Mokeddem, Grasset & Fasquelle, Broché, 2011, 238 pages
Prix : CHF 30.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 6) |
Bessa Myftiu, Fayard, Broché, 2011, 287 pages
Prix : CHF 34.80
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 7) |
Camille de Peretti, Stock, Broché, 2011, 284 pages
Prix : CHF 32.90
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 8) |
Murielle Renault, Le Dilettante, Broché, 2011, 288 pages
Prix : CHF 30.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 9) |
Michel Rostain, Oh ! éditions, Broché, 2011, 173 pages
Prix : CHF 30.20
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 10) |
Yvette Z'Graggen, Editions de l'Aire, Broché, 2011, 105 pages
Prix : CHF 30.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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Payot Libraire a suggéré sept nouveautés de la Rentrée littéraire aux jurées du 5e Prix des lectrices edelweiss, dont il est partenaire : suspense…

La décision est entre leurs mains, virtuellement tachées d’encre tant les épreuves sont fraîches : c’est presque en effet de l’espionnage auquel se livrent actuellement les dix jurées du edelweiss, car les sept titres proposés par des libraires Payot spécialisés font partie des titres qui commencent tout juste à paraître !
Ouvertes et passionnées, les dix lectrices sélectionnées par Laurence Desbordes, rédactrice en chef du magazine féminin romand, ont déjà passé un été studieux, fiévreusement consacré à la lecture – impartiale mais critique – des dix premiers ouvrages livrés à leur sagacité. De ces textes parus durant le premier semestre de 2011, trois seulement pouvaient passer les éliminatoires de juillet… Et les titres retenus ont tous, en effet, la qualité nécessaire pour un second tour de compétition : il s’agit de : Homo Erectus de Tonino Benacquista, Le fils de Michel Rostain et Une Anglaise à bicyclette de Didier Decoin. Pas de femme parmi les lauréats du premier tour, exactement l’inverse du choix de l’an dernier – mais c’est le hasard !
La seconde sélection pour le Prix des lectrices redresse cependant la barre avec trois auteures distinguées parmi les centaines d’écrivains qui, chaque automne, attendent avec des frémissements d’impatience – et quelque anxiété aussi – le verdict des lecteurs et des jurys de Prix littéraires. La lutte sera rude d’ailleurs, car la Rentrée 2011 s’annonce fertile en belles choses, et le choix de sept nouveautés entrant à leur tour dans l’arène fut ardu !
Deux écrivains suisses dans ce nouveau panel, et tous deux face au destin chaotique de héros pris dans la tourmente. L’un, Elias, dit Le Turquetto, a été plongé par Metin Arditi dans les méandres politico-artistiques de la Venise du XVIe siècle : d’or et de sang, la Sérénissime n’aime pas qu’on lui mente… L’autre, Stjepan, a sans doute échappé aux snipers qui hantèrent longtemps les Balkans : vif et débrouillard, ce jeune soldat en déroute imaginé par Olivier Sillig recueille Skoda, un bébé orphelin qui le rattache peu à peu à la vie et au sens des responsabilités. Histoire contemporaine encore avec Limonov, agitateur politico-philosophique narcissique puisé directement dans l’actualité de la Russie contemporaine par Emmanuel Carrère, qui en brosse un portrait saisissant de vérité !
Trois vies de femmes font pendent à ce trio. La narratrice de L’envie semble avoir choisi son chemin, dont elle confie l’étrange philosophie à Sophie Fontanel : un total désintérêt pour le corps, au profit des joies du cœur et de l’esprit. Jusqu’au jour où… Dans La confusion des peines, Laurence Tardieu ose enfin aborder de front l’histoire qui a changé sa vie : l’emprisonnement de son père. Le secret imposé vole alors en éclats, tandis que se dessine une relation père-fille difficile mais profonde. Le père (adoptif) de Rosa est mort, lui : remonter, sous la conduite discrète de Virginie Ollagnier, aux sources Rouge argile de l’enfance marocaine de la jeune femme lui permettra de faire véritablement ses choix.
Pas très différent dans le cheminement, mais d’une veine plus romanesque qu’intimiste, le parcours de Yaziz revenant Rue Darwin sur les traces de sa jeunesse peu banale à Alger boucle, sous la plume colorée et ironique de Boualem Sansal, ce panorama sélectif de la Rentrée littéraire. Sa destinée est maintenant entre les mains des jurées du Prix des Lectrices edelweiss 2011 qui s’apprêtent à défendre passionnément leurs choix en vue du vote : le suspense durera jusqu’au 26 octobre !




| 1) |
Metin Arditi, Actes Sud, Broché, 2011, 280 pages
Prix : CHF 30.70
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Sophie Fontanel, Robert Laffont, Broché, 2011, 160 pages
Prix : CHF 27.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Boualem Sansal, Editions Gallimard, Blanche, Broché, 2011, 254 pages
Prix : CHF 29.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Laurence Tardieu, Stock, Broché, 2011, 153 pages
Prix : CHF 31.60
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 5) |
Olivier Sillig, Buchet-Chastel, Broché, 2011, 110 pages
Prix : CHF 17.60
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 1) |
Benacquista Tonino, Gallimard digital, eBook EPUB, 2011, 269 pages
Prix : CHF 16.20
Langue: Français
Ouvrage téléchargeable: disponible
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| 2) |
Didier Decoin, Stock, Broché, 2011, 380 pages
Prix : CHF 35.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Michel Rostain, Oh ! éditions, Broché, 2011, 173 pages
Prix : CHF 30.20
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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