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L’ONU a déclaré 2011 « Année internationale de la forêt ». L’arbre qui cache la déforestation…

Après la biodiversité, c’est au tour de la forêt à mériter son Année internationale, lancée officiellement par l’ONU le 3 février sous le patronage de Wangari Maathai, la «dame aux arbres», Prix Nobel de la paix 2004. Une initiative en phase avec les graves préoccupations environnementales qui affectent le monde entier, et dont les nobles intentions n’auront pas trop d’un an pour prendre racine !
Le logo onusien, un arbre à la ramure composée non de feuilles mais d’éléments matériels, symbolise avec à-propos l’extrême diversité des apports de la forêt à la vie et l’activité humaines. Les souvenirs de cabanes construites dans les arbres ou de camping scout dans les clairières induisent peu à imaginer en effet que trois cents millions de Terriens habitent dans la forêt et que plus d’un milliard et demi vivent de son exploitation, dont les produits – bois, aliments, composants pharmacologiques – génèrent près de trois cent milliards de dollars de commerce annuel ! Sans compter l’utilité inestimable de la forêt pour la planète, qu’elle protège en captant le CO2, en filtrant l’eau des nappes phréatiques et régulant la pluviosité, en abritant le sol d’un rayonnement excessif, en lui évitant l’érosion. Irremplaçable. Et si peu considérée.
Le Brésil, qui détient avec l’Afrique équatoriale, l’Indonésie, l’Inde et la Chine de tristes records de déforestation, figure en tête des accusés par sa responsabilité dans la destruction galopante de la forêt amazonienne, le poumon vert du monde, pour qui l’expression «massacre à la tronçonneuse» semble avoir été taillée. Là comme dans les autres zones du monde touchées, la culture extensive du soja, fourrage pour du bétail de plus en plus recherché sur le marché mondial par les pays émergents avides de viande et de produits laitiers, et du palmier à huile, inepte chouchou de l’industrie agro-alimentaire, mais aussi les concessions pour matières premières diverses, la demande en pâte à papier, une exploitation du bois anarchique ou, plus récemment, les très discutés agro-carburants, concurrencent largement l’urbanisation et les réseaux routiers dans la destruction de ce patrimoine forestier mondial. Sans oublier les hausses démographiques, les déplacements de populations en butte aux conflits ou à la misère. Il est encourageant de se souvenir du succès, au premier tour des récentes élections présidentielles brésiliennes, d’une candidate écologiste inattendue, au patronyme significatif de Silva !
Comme celle de Birnam qui « s’approcha » de Macbeth à Dunsinane, la forêt mondiale s’étend pourtant depuis la fin du XIXe siècle, et 5% de sa surface est actuellement issue de nouvelles plantations. Mais la lente prise de conscience, et surtout ses lents effets, sont concentrés sur l’Europe de l’Ouest, alors que de la Russie à l’Australie et de l’Inde au Canada les déséquilibres s’accentuent. Chaque année, treize millions d’hectares de forêt disparaissent, et les forêts primaires, sur lequel l’homme n’intervient pas, ne représentent plus qu’un tiers des surfaces boisées, essentiellement en Amazonie, dans le bassin du Congo et en Indonésie [ainsi qu’à… Fontainebleau !] Exploitée, même selon le développement durable, la forêt primaire perd de sa biodiversité et de sa dynamique.
Face au désastre, augmenté par les temps très longs de régénération des forêts, les pressions de consommateurs soucieux de bois FSC ou de biscuits sans huile de palme semblent dérisoires. La nouvelle donne climatique, que de récentes catastrophes de plus en plus spectaculaires soulignent, pourrait seule faire bouger les choses, mais la fragmentation des responsabilités est infinie, et les intérêts en jeux gigantesques. Perdue en fin de communiqué, une petite phrase permet tout de même d’espérer : le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, le Chinois Sha Zukang, y émet le «souhait» que «les dispositions du programme REDD-Plus [NB : programme d’action sur le rôle des forêts dans la lutte contre les changements climatiques] deviennent parties d’un futur cadre juridiquement contraignant». On peut, à choix, se dire que c’est de l’humour jaune citron – ou considérer qu’un diplomate chinois lâche rarement le morceau… I
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Jean-Paul Charvet, Editions Autrement, Atlas/Monde, Broché, 2010, 80 pages
Prix : CHF 30.10
Disponibilité: Ouvrage indisponible
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| 2) |
Fabrice Nicolino, Hachette, Pluriel, Poche, 2010, 168 pages
Prix : CHF 14.30
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Thierry Pouch, Choiseul Editions, Broché, 2010, 250 pages
Prix : CHF 31.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Wangari Maathai, Editions Héloïse d'Ormesson, Broché, 2010, 362 pages
Prix : CHF 40.10
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 5) |
Lionel Astruc, Glénat, Terre durable, Relié, 2010, 142 pages
Prix : CHF 42.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 6) |
Jonathan Safran Foer, Editions de l'Olivier, Broché, 2011, 362 pages
Prix : CHF 35.20
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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