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Le Musée de l’Élysée propose une excursion dans les méandres de la contre-culture en Suisse, des années 1950 à aujourd’hui !

Quand il entendait le mot culture, Göring disait sortir son révolver : quand ils entendent le mot contre-culture, les artistes sortent leur appareil photo ! Ainsi que leur caméra, leurs vaporisateurs de peinture, leurs affiches, leurs guitares électriques et bien d’autres instruments pacifiques de déstructuration massive.
Pour contester l’ordre établi, rompre avec les normes et la morale, valoriser des formes et des outils d’expression dits mineurs, dénoncer la guerre, s’approprier l’espace urbain, désintellectualiser l’art et la culture, contourner la société de consommation, provoquer le bourgeois aussi (surtout, parfois !), les jeunes Occidentaux en opposition avec leur milieu imposent leurs idéaux, leur contestation et leur créativité depuis plus d’un demi-siècle : si le mot lui-même ne date que de 1969, lancé par Théodore Roszak dans Vers une contre-culture, les premiers frémissements remontent à la fin des années 1950 déjà, avec les beatniks et les premiers signes de culture hippie.
L’exposition qui débute au Musée de L’Élysée se propose d’explorer la contre-culture telle qu’elle s’est exprimée dans les arts visuels en Suisse, dans son élan originel des années 1960-1970, puis dans ses métamorphoses adaptant la contestation aux évolutions de la société. La circonscrire à un territoire aussi petit est un challenge en soi, le phénomène de la contre-culture étant lié surtout aux grandes villes, denrées rares en Suisse. Mais, contrairement à ce que les sages apparences voudraient laisser croire, la mouvance a pris presque aussi vite et autant à Zurich, Genève ou Lausanne qu’à Los Angeles ! Les œuvres présentées dans la partie « historique », à la fois pionnières lorsqu’on les situe dans le temps et aimablement nostalgiques observées d’aujourd’hui, témoignent d’une vitalité dont on n’a pas forcément conscience.
Mais c’est peut-être avec le contrepoint d’une seconde partie plus actuelle que cet ensemble prend sa véritable importance, sa valeur novatrice se trouvant matérialisée et comme justifiée par la création qui l’a suivie. Là, plus de « folklore » de la contre-culture, mais une accumulation d’œuvres contemporaines aux signatures, elles, familières : Nicolas Crispini, Emmanuelle Antille, Claude Baechtold, Francis Reusser, Karlheinz Weinberger, Matthieu Gafsou, Luc Chessex, Jean-Luc Cramatte, Nicolas Savary, Gianni Motti, et même Plonk & Replonk. Les aberrations du « système » s’étant renforcées, les libertés qu’il s’est arrogées depuis les années 1980 profitent paradoxalement aussi à l’univers de la contestation qui, sans copier ses glorieux aînés, reprend leur boîte à outils, et joue aujourd’hui à merveille de l’ironie, de la falsification ou du décalage : marquer un adversaire qui remue davantage est plus difficile, mais stimule la créativité et l’impertinence ! I
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Matthieu Gafsou, Gallimard Loisirs, Relié, 2009, 106 pages
Prix : CHF 47.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Luc Chessex, Claude Muret, Favre, Suisse, Broché, 2011, 148 pages
Prix : CHF 39.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Christian Lutz, Ides Et Calendes, Photoarchives, Broché, 2000, 93 pages
Prix : CHF 29.20
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Jean-Luc Cramatte, IDPURE, Relié, 2010, 200 pages
Prix : CHF 49.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 5) |
Nicole Hametner, Nicolas Savary, IDPURE Editions, Broché, 2012, 105 pages
Prix : CHF 45.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 6) |
Matthieu Orléan, Flammarion, Beau Livre, 2008, 179 pages
Prix : CHF 76.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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