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À l’occasion de la Journée internationale de la diversité biologique, Payot Libraire propose dans toutes ses librairies, du 22 mai au 5 juin, une vaste sélection d’ouvrages traitant de cet aspect fondamental de la vie sur Terre. Évolution du phénomène, pluralité des points de vue, variété du choix : la biodiversité passe aussi par les livres !

Le 22 mai, Journée internationale de la diversité biologique, revêt cette année une importance particulière. Cela suffira-t-il à influencer les décideurs ?
Chaque année, la Vague Verte contribue à la Journée internationale de la diversité biologique [JIB] du 22 mai par une manifestation qui justifie son nom : les écoliers de tous les horizons sont invités à planter un ou plusieurs arbres ce jour-là, selon un horaire particulier – bêches en action à 10h00 heure locale – afin que se crée, tout autour du monde, une « plantation continue » ! Et en 2010, déclarée Année internationale de la biodiversité par l’ONU, ce réjouissant événement sera particulièrement suivi. D’autres signes cependant montrent de manière inquiétante que la biodiversité, et les préoccupations écologiques en général, ne passent pas ou plus le cap des décisions. Le Grenelle de l’environnement a récemment abandonné nombre de ses belles intentions, la Confédération réduit d’un cinquième la rétribution des énergies durables, le sommet de Copenhague accouche d’une souris, Obama ne ratifiera pas non plus le protocole de Kyoto et Raoni, le célèbre chef kayapos, a dû reprendre à quatre-vingts ans sa tournée mondiale pour dénoncer de nouvelles vagues de déforestation en Amazonie…
Bien des éléments se combinent pour expliquer que les prises de conscience croissantes se traduisent paradoxalement par des blocages, voire des reculs. Il y a les politiciens, soumis à des économies ultra-libérales, qui ne parlent écologie qu’en période électorale tandis que le spectre de problèmes menaçant l’emploi, la sécurité et les finances monopolisent leurs efforts. Il y a leurs concitoyens, pleins de bonne volonté mais qui ne voient pas assez loin : soucieux d’épargner l’eau, l’électricité ou l’essence, qui coûtent, ils se sentent d’autant moins concernés par la biodiversité qu’ils vivent en milieu urbain, ne consomment pas de croco ou d’ivoire, et surtout se pensent impuissants [erreur !] face aux multinationales répandant pesticides, OGM et déforestation. Et puis tout ça c’est loin, invérifiable…. Les scientifiques, armés de savoirs et de données inaccessibles au commun des mortels, ont fait énormément pour diffuser les avertissements nécessaires à faire pression sur les décideurs, mais leur excellence ne les protège pas des dérapages, et le moindre détail contestable – voire le GIEC et ses prévisions climatiques parfois exagérées – est impitoyablement exploité pour semer sur l’ensemble de leurs études un doute que les milieux visés se chargent d’arroser.
Mais, plus fondamentalement, les problèmes naissent de l’incapacité de notre espèce à se considérer comme une, au cœur d’un ensemble qui en propose des centaines de milliers. Les évolutions, à l’échelle de l’univers, se comptent d’ordinaire en millions d’années : bien que l’allongement de la vie promette à l’Homme du XXIe siècle de voir grandir ses arrière-petits-enfants, la perspective de leur léguer un désastre écologique le laisse donc démuni – « après moi, le déluge »… C’est que l’individualisme et la diversité ethnique, ces merveilles de l’évolution, nous empêchent autant que les disparités matérielles de nous sentir solidaires en tant qu’espèce, et plus encore en tant que composantes [très minoritaires !] de la biodiversité. Il est difficile pour l’Homme d’accepter qu’il partage 95% de ses gênes avec le bonobo, et que dire s’il apprenait que ce dernier ne se réjouit pas non plus de partager l’essentiel de son identité avec des tortionnaires, des trafiquants de drogue ou des traders de Goldman Sachs ! Mais en baptisant « supériorité » l’originalité de nos rares qualités : les langues, les sciences, le voyage, la culture, nous nous sommes dangereusement coupés du reste du monde, comme tentent de nous le faire comprendre l’anarchie alimentaire, le réchauffement climatique ou la disparition programmée d’écosystèmes irremplaçables. Mais quelle détermination en faveur d’espèces menacées attendre d’êtres qui détournent la force de l’atome pour exterminer leurs propres congénères ?
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Jean Foyer, Presses Universitaires de France - PUF, Partage du savoir, Broché, 2010, 227 pages
Prix : CHF 45.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Philippe Jurgensen, Odile Jacob, Broché, 2009, 329 pages
Prix : CHF 45.10
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Catherine Stern, Benjamin Lebègue, Actes Sud Junior, A petits pas, Broché, 2010, 78 pages
Prix : CHF 20.20
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