Claudia Mélin
19 avril 2006
Les nouveaux défis du pétrole, Milan, 2006.
Les craintes d’escalade militaire du fait des essais nucléaires de l’Iran qui annonçait, la semaine dernière, être parvenu à enrichir de l’uranium, sont en cause. Les troubles géopolitiques dans la région pourraient ainsi non seulement compromettre les exportations mais aussi perturber les flux d’approvisionnement. Un contexte fragile qui, si il ne se décante pas rapidement, risque de maintenir à un taux élevé le prix du baril.
En ce sens, les événements de ces derniers jours relance avec plus d’acuité encore le débat sur une énergie dont tous les analystes disent depuis des années qu’elle est « finie ».
L’imminence du déclin géologique de la production pétrolière mondiale, l’excès de la demande par rapport à l’offre, les alternatives qui sont timidement explorées par les pays consommateurs sans que de réelles mesures d’économie d’ampleur n’aient encore été prises font craindre, si aucun changement n’intervenait, la possibilité d’un nouveau choc pétrolier aux conséquences dramatiques sur l’économie mondiale et à l’échelle de chaque pays…